GAMBIE : Les choses se corsent pour la machine répressive de Jammeh

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Arrêté lundi 20 février par les autorités gambiennes, l’ancien chef de l’Agence nationale de renseignement (NIA), Yankuba Badgie, a été présenté hier jeudi devant un juge qui l’a inculpé et placé sous mandat de dépôt pour le meurtre d’Ebrima Solo Sandeng, membre du United democratic party (UDP), arrêté en avril 2014 lors d’une manifestation pacifique et torturé à mort.

L’ancien directeur des opérations des renseignements, Cheikh Omar Jeng, a lui aussi été arrêté lundi avec six autres personnes selon le porte-parole de la police, Foday Conta. Ils ont tous été poursuivis pour complot en vue de troubler l’ordre public.

L’ex-dictateur Yahya Jammeh avait mis sur pied l’Agence nationale de renseignement en 1994, année où il avait pris le pouvoir par coup d’Etat. La Nia est vite devenue l’organe étatique le plus redouté, une espèce de police secrète qui arrête, détient et soumet à la torture opposants politiques et simples citoyens pour leurs idées.

Le nouveau président gambien Adama Barrow, vainqueur de la présidentielle du 1er décembre 2016, a privé la Nia de son pouvoir d’arrêter des personnes et a changé son nom en Agence de renseignement d’Etat et s’est engagé à continuer à la réformer.

Plusieurs ONG de défense des droits humains dont Article 19, Amnesty international, Human rights watch ont accusé les services de la Nia d’avoir torturé et tué des opposants à l’ex-président Yahya Jammeh, parti en exil en janvier.

Les arrestations de lundi sont les premières à viser de hauts responsables gambiens depuis que Jammeh est parti en exil en Guinée équatoriale, sous la pression des dirigeants d’Afrique de l’Ouest qui avaient déployé des troupes afin de le contraindre à accepter le verdict du scrutin.

Infosansfrotieres.com

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