GREVE DE LA FAIM : Les détenus du Camp pénal s’y mettent aussi

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Face au drame de leurs conditions de vie, les détenus se rebellent de plus en plus dans les prisons sénégalaises. Après la grève de faim entamée par les prisonniers de la Maison d’arrêt correctionnelle de Thiès, c’est au tour, ce mercredi 25 avril 2018, des détenus du Camp pénal de Liberté 6 de refuser la nourriture. A l’origine de leur courroux, une vingtaine de détenus isolés et incarcérés en cellules punitives suite à une riposte à des représailles subies par deux d’entre eux, accusés d’avoir essayé de sortir une correspondance à l’extérieur. Dans ladite correspondance, les concernés dénoncent la dureté des conditions de détention. Parmi les détenus, Amdy Moustapha Barry, porte-parole des prisonniers du Camp pénal.

Contacté par infosansfrontieres, le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred) s’est insurgé contre les conditions de détentions inhumaines dans les prisons du pays. Il faut ajouter à ce décor la situation des condamnés à de longues peines qui ne bénéficient d’aucune remise de peine. Pire encore, ils sont zappés par la grâce présidentielle même s’ils présentent les conditions d’ayant-droits.

En somme, les prisons sénégalaises présentent beaucoup de failles liées à l’exiguïté de leurs périmètres, entrainant une promiscuité source de plusieurs maux. A la Maison d’arrêt de Koutal dans la région de Kaolack par exemple, les prisonniers vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Ils sont entassés dans les cellules comme des sardines en boite. La longueur des détentions préventives contribue aussi à remplir les prisons qui deviennent des lieux de perdition. Il est temps de mettre fin à tout cela à travers une réforme profonde du secteur.

Infonsansfrontieres.com

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