PRESIDENTIELLE DU 24 FEVRIER: Les femmes candidates outillées pour relever le défi

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Les femmes candidates à la présidentielle avaient rendez-vous avec le destin ce lundi 26 novembre 2018. Pour la 2éme fois de l’histoire, elles ont été réunies, sensibilisées, écoutées et orientées dans leur ambition de briguer le mandat des sénégalais. Le dernier exercice date de 1994 et avait enregistré la participation de femmes leaders comme Winnie Mandela et Simone Veil. Toujours à l’origine de cette symphonie novatrice, Mme Ndioro Ndiaye, ancienne ministre sous le régime d’Abdou Diouf et actuelle présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (Amld). « Les femmes ont souvent un leadership avéré et il faut les aider à mieux valoriser cet acquis. Ce dialogue a pour objectif de parvenir à une compréhension claire des objectifs des femmes candidates. Il s’agit d’identifier les embryons de changement sur lesquels elles comptent se baser pour conduire les réformes qu’elles souhaitent pour le Sénégal.», a déclaré Mme Ndioro Ndiaye.

Sous le thème du « dialogue sur la participation politique des femmes », la rencontre a été organisée par la Cellule régionale du réseau paix et sécurité pour les Femmes de l’Espace Cedeao (Repsfeco), dirigé par Mme Diago Ndiaye, le Réseau Francophone pour l’Egalité Femme-Homme (Rf-Efh), dont Mme Ndioro Ndiaye est la présidente, en partenariat avec le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (Unowas).

La représentante de l’Unowas a d’emblée tenue à camper le décor en précisant qu’il « ne s’agit pas de discuter du rôle de la femme mais de renforcer son implication dans la gestion de nos sociétés ».

Elles sont au total 6 femmes candidates à la candidature pour la présidentielle du 24 février 2018 sur un total de 137 candidatures. En 2012, elles n’étaient que 2 femmes. Avec le système de parrainage, le nombre de femmes pourraient être considérablement revu à la baisse.

Tour à tour, les candidates à la candidature ont fait face au public pour partager leurs différents programmes. Nafissatou Wade, Yacine Fall, Aida Mbodj, Aissata Tall Sall, se sont montrées toutes convaincantes avec des idées claires rivalisant de pertinence. La transformation des déchets domestiques en énergie, la vulgarisation de l’enseignement des langues locales, l’auto emploi des jeunes, l’éducation par les valeurs, l’allègement des cours dans le système éducatif sénégalais, autant de pistes qui ont été proposées par les candidates une fois élues.

Au Sénégal, plusieurs avancées ont été notées dans la marche des femmes. Il s’agit entre autres de l’existence de la loi sur la parité, des avancées notées, en particulier dans la représentation nationale avec plus de 40% de femmes députées. Malgré ces efforts, la participation effective des femmes dans la gestion de la cité demeure encore un défi majeur. Les listes électorales sont certes paritaires mais on note toujours des inégalités, des manquements dans des instances comme les bureaux des commissions de l’Assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental, du Haut conseil des collectivités territoriales, des conseils municipaux et départementaux etc.

Lors des débats, plusieurs participants ont suggéré aux différentes candidates d’explorer la piste d’une candidature unique soutenue par les autres femmes. « Vous avez intérêt en tant que candidate à vous appuyer sur les associations de femmes et à travailler ensemble parce que vous constituez plusieurs compétences. Si vous avez des problèmes avec le parrainage, n’hésitez pas à mutualiser vos forces », a lancé l’ancienne ministre, le professeur Marie Pierre Sarr à l’endroit des femmes candidates.

Infosansfrontieres.com

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