FEMMES AVEC PLUSIEURS EPOUX: Découvrez la polyandrie dans tous ses états

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La polyandrie est un statut qui définit une femme qui a plusieurs époux à la fois. C’est une pratique prohibée dans plusieurs sociétés. De nombreux cas de polyandrie ont été enregistrés dans le passé dans plusieurs tribus. Les femmes étaient autorisées à épouser plusieurs hommes et même des frères de la même famille. Toutefois, la pratique est toujours présente dans certaines cultures, où elle existe depuis des siècles.

Infosansfrontieres vous fait une sélection de pays où la pratique a été autorisée dans le passée et 4 pays où la polyandrie reste toujours une réalité.

 

Voici cinq pays où la polyandrie était pratiquée :

  1. Nigéria

Le peuple Irigwe qui vit à l’ouest du Plateau, Jos, est un peuple unique qui compte environ 17 000 personnes. Ce petit groupe de personnes est connu pour être de fervents adeptes de la polyandrie et ce n’est pas une surprise car leur langue et leurs traditions sociales les distinguent des tribus voisines. Le peuple Irigwe du Nigeria a pratiqué la polyandrie pendant de nombreuses décennies jusqu’à ce qu’elle soit interdite en 1968. Auparavant, les femmes avaient le droit d’avoir des « co-époux » et de se déplacer librement d’une maison à l’autre et la paternité de leurs enfants était attribuée au mari avec lequel la femme passait plus de temps.

  1. Kenya

Les Massaïs sont un groupe ethnique nilotique qui habite le nord, le centre et le sud du Kenya et le nord de la Tanzanie. Plusieurs cas de polyandrie ont été enregistrés dans le passé. Cependant, aujourd’hui, cette pratique n’est plus courante.

  1. Inde

La polyandrie était pratiquée à Jaunsar-Bawar, à Uttarakhand. Elle était aussi courante dans la région de Kinnaur, une partie de l’Himachal en Inde.

En dehors de Kinnaur, la polyandrie était pratiquée dans le sud de l’Inde parmi les tribus Todas de Nilgiris et Nanjanad Vellala de Travancore. Bien que les unions polyandres aient disparu des traditions de nombreux groupes et tribus, elles sont encore pratiquées par certains Paharis, en particulier dans la région de Jaunsar-Bawar dans le nord de l’Inde.

  1. Chine

Le peuple tibétain dans les parties népalaises de la Chine a pratiqué la polyandrie jusqu’en 1960 après avoir été annexé par la République populaire de Chine. Ils pratiquaient la « polyandrie fraternelle » qui consistait à épouser les frères d’une même famille.

  1. Amérique du Sud

Les Bororos sont un peuple autochtone du Brésil, vivant dans l’État du Mato Grosso, qui pratiquait la polyandrie. Les Bororos associent l’odeur corporelle à la force vitale de la personne et l’odeur du souffle à l’âme de la personne. Le peuple Tupi, qui pratiquait également la polyandrie, était l’un des peuples indigènes les plus nombreux au Brésil, avant la colonisation.

 

Quatre pays qui pratiquent toujours la polyandrie :

 

  1. Au Paraguay

Environ 60 % des enfants nés dans la tribu Ache ont un ou deux pères secondaires. La polyandrie est aussi considérée comme avantageuse pour les enfants, puisque ceux-ci ont plusieurs pères qui leur apportent des ressources.

  1. En République Démocratique du Congo

Chez les Bashilélé, une coutume permet aux congolaises d’avoir plusieurs maris. Celle-ci se fait d’une façon théâtrale. Un groupe de jeunes célibataires met en scène l’enlèvement d’une femme. Celle-ci peut être d’un autre clan ou mariée à un homme qui la maltraite. La coutume de la “femme commune” donne naturellement naissance à des femmes polyandres.

  1. En Chine

Chez Les Mosuo, une ethnie du sud-ouest de la Chine, les femmes sont polyandres depuis au moins 33 siècles. Les femmes ont le droit de choisir un amant par soir. Elles ont ainsi le choix entre un partenaire pour certaines, et jusqu’à 100 pour d’autres. Dans leur système d’organisation, les femmes ont beaucoup de pouvoirs, même les noms de famille sont transmis en fonction de la mère.

  1. Au Népal

Chez les Tre-Bas du Tibet, la polyandrie est pratiquée lorsqu’une famille n’a que des filles et aucun fils. Ce système est instauré pour préserver les propriétés de la famille. En effet, c’est la femme qui hérite des terres de la famille. Elle dispose ainsi d’une main d’oeuvre importante pour labourer. Ils vivent tous ensemble et ont une technique particulière pour dormir. Quand vient le moment de se coucher, celui qui est avec l’épouse laisse ses chaussures devant la porte pour signaler ainsi sa présence.

 

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