DECES DU JOURNALISTE NIGERIAN PRECIOUS OWALABI: ARTICLE 19 exige la lumière sur l’affaire

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La mort du journaliste Precious Owolabi pendant qu’il couvrait une manifestation doit être enquêtée selon l’organisation ARTICLE 19 qui s’est fendue d’un communiqué que votre site d’information spécialisé en Genre et droits humains www.infoansfrontieres.com  publie dans son intégralité.

 

ARTICLE 19 condamne fermement la mort par balle du journaliste Precious Owolabi dans l’exercice de ses fonctions. Owolabi couvrait une manifestation à Abuja quand il a été tué le 22 juillet 2019. Le gouvernement doit monter immédiatement une enquête indépendante et transparente et traduire en justice les auteurs de ce crime. La sécurité des journalistes pour couvrir les manifestations est essentielle pour la liberté d’expression et la liberté de presse. Elle doit être protégée.

Le journaliste Nigérian Precious Owolabi, en service à Channels Television, membre du National Youth Service Corps (NYSC) a été tué pendant qu’il couvrait les manifestations organisées par les membres du groupe Chiite (Mouvement Islamique du Nigéria – MIN) sur la détention de Ibrahim Yaqoub El Zakzaky, leur chef.

« Nous sommes profondément consternés et attristés par les violences survenues à Abuja ce lundi 22 juillet 2019 qui ont entraîné la mort du journaliste Precious Owolabi. Nous déplorons également les autres victimes rapportées. Les forces de l’ordre, garantes de la sécurité des personnes et des biens, doivent mener leur mission dans le respect des droits garantis par les normes internationales et la constitution tout en s’abstenant de tout usage disproportionné de la force contre les manifestants. Nous présentons nos sincères condoléances à Channels Télévision et à toutes les familles des victimes. L’impunité est le plus grand défi, lorsque les journalistes peuvent être attaqués, tués, sans aucune enquête indépendante et transparente. Le gouvernement du Nigéria doit tout mettre en œuvre pour qu’une enquête soit ouverte dans la transparence et la diligence afin de situer les responsabilités et que les auteurs soient poursuivis et traduits en justice », déclare Fatou Jagne SENGHORE, Directrice Régionale de ARTICLE 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest.

ARTICLE 19 tient à rappeler que ces violences fragilisent la sécurité des journalistes, et des manifestants et constituent une grave violation de la liberté d’expression qui est un droit fondamental garanti par la constitution de la République fédérale du Nigeria de 1999 en son article 40.

Nous exhortons les Autorités Nigérianes à :

  • Diligenter une enquête indépendante et transparente afin d’établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs dans les meilleurs délais. Cela constituera l’un des meilleurs moyens de dissuasion contre de tels actes et de lutter contre l’impunité ;
  • Veiller à la sécurité et à la protection des journalistes conformément aux conventions internationales ;
  • Respecter la résolution 68/163 des Nations Unies de 2013 et la résolution 185 de la Commission Africaine des Droits Humains et des Peuples (CADHP) portant sur la sécurité des journalistes qui exhortent les Etats à prévenir les violences exercées contre les journalistes et à lutter contre l’impunité de leurs auteurs

Informations pour les rédacteurs

ARTICLE 19 est une organisation internationale indépendante de droits humains qui œuvre à travers le monde pour la promotion, la protection et la défense de la liberté d’expression. Elle tire son nom de l’Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 qui garantit la liberté d’expression. L’un de ses programmes prioritaires est : la protection des journalistes, des militants des droits humains et la lutte contre l’impunité.

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Eliane NYOBE, Assistante des Programmes Senior, ARTICLE 19 Afrique de l’Ouest à l’adresse : eliane@article19.org  Tél: 221 33 869 03 22

 

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