COUP DE THEATRE : Macky Sall impose la grâce à l’opposant Khalifa Sall

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De l’inauguration de la mosquée Massalikoul Djinane à la Maison d’arrêt de Reubeus, la connexion aura été rapide. C’est un film qui s’est joué en 48h chrono avec comme acteur principal le Khalife des Mourides qui, après avoir réconcilié Macky et Wade, est parvenu à faire libérer le prisonnier le plus célèbre du Sénégal, Khalifa Ababacar Sall. C’est un coup de théâtre car en l’espace de 48h, le climat politique sénégalais empêtré dans un imbroglio politico judiciaire depuis 2015 s’est trouvé décrispé.

A coup sûr, la libération de Khalifa Ababacar Sall, ce dimanche 29 septembre fera tâche d’huile. Grâce ou remise de peine, le procédé s’est fait dans une précipitation qui risque de révéler les imperfections d’un complot ourdi. Le pouvoir en place a péché dans sa façon de libérer Khalifa Sall. D’ailleurs, ses partisans sont très vite montés au créneau pour dire haut que leur mentor n’a pas été demandeur d’une quelconque grâce. « Khalifa n’a jamais demandé de grâce, il s’est toujours gardé de le faire et n’a jamais dérogé à cette ligne de conduite », a déclaré dimanche son conseiller politique Moussa Taye.

A l’opposé, Me Khassimou Touré l’un des avocats de la ville de Dakar et par connexion de Khalifa Sall a confié avoir été derrière cette libération. Il avoue avoir été impliqué par le président Macky Sall dans le processus et soutient avoir pris « ses responsabilités ». Me Touré à-t-il signé la grâce au nom de Khalifa Sall et ses co-condamnés sans leur aval ? Tout porte à le croire si l’on s’en tient aux propos de Me Amadou Dialy Kane, avocat de khalifa Sall qui a avoué que Khalifa n’a mandaté à aucun de ses avocats d’introduire une grâce pour lui. La patate aura-t-elle été si chaude au point d’être refilée sans aucune stratégie ? L’évolution de l’actualité nous le dira.

Par Aïssatou Bâ     

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